jeudi 5 janvier 2012

Nouvelles mesures de la Sécurité routière : 2012






L' article complet sur Moto-Station.com ICI

Equipement rétroréfléchissant et brassard moto : Obligatoire en 2013

http://www.shadowridersfrance.com/2012/11/derniere-minute-manuel-valls-suspend-le.html

Equipement rétroréfléchissant et brassard moto : Obligatoire en 2013

04-01-2012 :
Photo
Vous en débattez déjà sur le forum sans grand enthousiasme : publié au Journal Officiel, le Décret n° 2012-3 du 3 janvier 2012 officialise l'entrée en vigueur de nouvelles mesures réglementaires relatives au Code de la route. Parmi celles qui nous intéressent tout particulièrement nous les motards, le texte relatif au fameux (?) dispositif réfléchissant obligatoire en fixe ses dimensions et sa date d'entrée en vigueur :
"Le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration,
Vu le code de la route, notamment son article R. 431-1-2,
Arrête :
Art. 1er. − Au plus tard le 1er janvier 2013, tous conducteurs ou passagers d'une motocyclette d'une cylindrée supérieure à 125 cm3 ou d'un véhicule de la catégorie L5e d'une puissance supérieure à 15 kW doivent porter un vêtement muni d'un équipement rétroréfléchissant, correspondant soit aux normes françaises ou à d'autres normes garantissant un niveau de sécurité équivalent. Cet équipement, en une seule ou plusieurs parties, doit être d'une surface totale au moins égale à 150 cm2. Si cet équipement n'est pas dès l'origine intégré au vêtement, il lui est superposé par tout moyen. L'équipement doit être porté sur le haut du corps, à l'exception du casque, à partir de la ceinture à la ligne des épaules, de manière à être visible des autres usagers de la route."

Si on peut s'étonner que cette obligation ne concerne pas les usagers de 125 et cylindrées inférieures - alors que bon nombre d'utilisateurs de grosses cylindrées roulent principalement en milieu urbain, eux aussi -, il n'en ressort pas moins que l'intérêt de cet équipement de sécurité reste à démontrer, alors qu'il vient s'ajouter aux feux de nos véhicules (obligatoire en plein jour, rappelons-le) et autres dispositifs réfléchissants de nos casques déjà existants... Monsieur Nevache, nouveau délégué interministériel à la Sécurité Routière, n'aura donc pas tardé pour officialiser ce nouveau train de mesures destiné à empoisonner encore un peu plus la vie des utilisateurs de deux-roues motorisés. En revanche, rien de neuf concernant les remontées des interfiles, qui elles, retiennent davantage notre attention
source:






Mis a jour le 28/10/212


Contre le brassard rétro-réfléchissant à moto : la FFMC annonce de l’action

L’obligation pour les motards de porter une dispositif rétro-réfléchissant arrive à grands pas ; la FFMC s’y oppose farouchement. Dès le 1er janvier 2013 (dans à peine 2 mois !), les conducteurs et passagers d’un deux-roues motorisé de plus de 125 cm3 devront porter un dispositif rétro-réfléchissant d’une surface minimale de 150 cm2. Une obligation qui se traduira pour la plupart des motards par le port d’un brassard si leurs vestes et blousons ne sont pas déjà pourvus d’une surface réfléchissante, ou si elle est insuffisante.
Inadaptée, injuste et incohérente. Voilà comment la Fédération Française des motards en colère qualifie le décret, daté du 3 janvier 2011, à l’origine de cette ineptie. La FFMC s’explique :
« Inadaptée : les motards roulent déjà avec leurs feux allumés en permanence. En outre, les éléments rétro-réfléchissants sont inopérants en plein jour.

Injuste : les automobilistes tenus de posséder à bord de leur véhicule un gilet de haute visibilité encourent une simple amende en cas d’infraction, alors que les motards risquent aussi un retrait de deux points s’ils ne répondent pas à cette obligation.

Incohérente : cette mesure ne vise que les utilisateurs de véhicules de plus de 125 cm3, catégorie de conducteurs déjà la mieux équipée. De plus, contraindre plutôt que convaincre est contraire à une adhésion aux enjeux de sécurité routière. »

Désobéissance civique
Pour lutter contre ce décret, la FFMC promet une réaction franche. Le mois de novembre sera le théâtre de nombreuses actions un peu partout en France, grâce aux bénévoles des antennes locales de la « Fédé ». Mais la première action est à la portée de tous : la FFMC appelle « à la désobéissance civique en invitant les motards à ne pas porter ce brassard, symbole d’une politique de sécurité routière absurde ».
Des actions que nous annoncerons et suivrons de très près sur motomag.com, bien évidemment. Restez connectés !

MIS A JOUR le 8/11/2012

Rétro-réflexion à moto et maxi-scoot : État des lieux

Info - Publié le mercredi 7 novembre 2012 à 21:03 par Lu
À quelques 50 jours de l'entrée en vigueur de l'obligation pour les motards de rouler avec des équipements rétro-réfléchissants, nous avons posé vos questions à la Sécurité Routière. Entre idées fausses et vrais plans parfois tordus, voici ce qu'il se passera dès le 1er janvier 2013.
En janvier dernier, nous faisions le point sur ce que le décret allait exiger des utilisateurs de deux roues de plus de 125 cm³. Cette obligation, c'est pour très bientôt ; à lire vos e-mails, les questions sont encore nombreuses et parfois basées sur une idée fausse. Afin de pouvoir vous éclairer, nous avons été chercher l'information à la source. Chargé de mission 2 roues motorisés au sein de la DSCR (Délégation à la sécurité et à la circulation routières), Pascal Dunikowski nous a répondu. Autant vous prévenir, nous allons éclairer certaines zones d'ombre mais le bénéfice réel de la mesure nous échappe encore. Voire plus qu'avant.
L'Arrêté du 3 janvier 2012 relatif aux équipements rétroréfléchissants peut être consulté ici.

Rétro-réfléchissant  : Questions et réponses

Faut-il un nouveau blouson, un brassard ou un gilet ?
Si votre blouson est équipé des 150 cm² minimum exigés par le décret, vous êtes tranquilles. Ce n'est malheureusement le cas que de 4 ou 5 modèles parmi ceux vendus avant l'été 2012. Dans ce cas, il faudra donc ajouter ces 150 cm² par le biais d'un brassard, d'un gilet ou d'un logo de votre choix, du moment qu'il est rétro-réfléchissant.
Pourquoi une obligation aux seuls deux-roues de plus de 125 cm³ ?
DSCR : « Le port du casque a été obligatoire pour les motos 7 ans avant les petites cylindrées. Là aussi, la mesure finira par être appliquée aux moins de 125 cm³ ».
Pour information, ne pas disposer du gilet obligatoire en voiture n'entraîne aucun retrait de point, contre deux à moto. Faut-il voir dans la limitation aux plus de 125 cm³ une étrange équité auto/125 cm³ pour ceux qui roulent en 125 cm³ avec le seul permis B et non le permis A ?
À quelle norme doit répondre ce dispositif ?
Là, ça se complique un peu car trois normes existent. La EN 471 correspond aux équipements à usage professionnel, la EN 1150 à un usage loisir. Ces deux normes exigent une haute visibilité de nuit mais aussi de jour. C'est pour ça que les gilets sont jaunes et que les bandes réfléchissantes sont obligatoirement grises ou blanches. Or, l'objectif officiel de ce décret est d'améliorer la visibilité nocturne. Dans ce cas, un dispositif répondant à la norme EN 13356 suffira. Cela permet d'avoir un équipement de la couleur de votre choix en journée et qui devient blanc quand il est éclairé, comme Ixon en a placé sur le bouson Tracker HP par exemple.
Mon équipement me rend visible de nuit, suis-je obligé de porter mon brassard en plein jour ?
DSCR : « Juridiquement parlant, il est impossible de définir quand commence la nuit, il faudra donc porter l'équipement rétro-réfléchissant en permanence et pas le garder dans la poche la journée. De plus, même la journée, on circule parfois dans des endroits sombres, comme les tunnels. »
Étonnamment, depuis le 30 juillet 2008, on oblige les cyclistes à porter « un gilet rétroréfléchissant hors agglomération de nuit et lorsque la visibilité est insuffisante ». La notion de jour/nuit semble donc valable pour cette catégorie d'usagers.

Le bon discernement des Forces de l'Ordre...

Comment justifier, lors d'un contrôle, que mon équipement répond bien aux besoins de visibilité et mesure 150 cm² ?
DSCR : « Si le vêtement ou le dispositif répond aux normes EN 471 ou EN 1150, l'étiquette est suffisante. Si c'est un dispositif autre, il faudrait contrôler la nuit, ce qui devient compliqué (!). Les contrôles ne porteront pas sur des cas "litigieux" mais plutôt sur ceux qui roulent sans blouson. Ce sont ces comportements qu'on veut sanctionner. Ceux qui roulent avec un équipement correct ne devraient pas être inquiétés. »

Des sanctions au jugé ?

Blouson moto et scooter réfléchissant Macna Concrete Night EyeLà, on apprend que finalement, les contrôles ne pourront jamais se faire de manière fiable. Avec un blouson comme le Macna Concrete Night Eye par exemple, intégralement rétro-réfléchissant mais ne répondant pas à la norme EN 471 puisqu'il reste discret de jour, il sera impossible de prouver qu'on est bien visible de nuit. Pour la Sécurité Routière, il faudra donc compter sur le "bon discernement" des gendarmes ou policiers procédant au contrôle si on ne veut pas perdre deux points un peu au hasard.

C'est donc une épée de Damoclès qui sera suspendue au-dessus de chaque motard ou scootériste (de plus de 125 cm³ seulement) en cas de contrôle car les Forces de l'Ordre pourront tout à fait infliger 68 € d'amende et un retrait de deux points à quelqu'un dont l'équipement est complet mais ne dispose pas des 150 cm² rétro-réfléchissants. Ou le laisser repartir car, après tout, il roule avec une protection bien suffisante. Vous aviez dit loterie ?

Une mesure disproportionnée

Si l'objectif est de sanctionner ceux qui roulent sans blouson, était-il vraiment nécessaire de passer par ce joyeux bazar où trois normes se mélangent et où personne ne sait vraiment comment contrôler de jour ce qui est efficace de nuit ?
D'après le Bilan de l'année 2010 disponible sur le site de la Sécurité Routière (PDF), sur les 704 utilisateurs de 2 roues de plus de 50 cm³ tués en 2010, 226 l'ont été de nuit (pages 148 et 342). Avec 64 % de tués dans une collision avec un autre véhicule et 61 % en rase campagne, on arrive donc à 88 décès suite à une collision dans une zone non éclairée. Sur ce nombre, combien sont directement dus à une mauvaise visibilité du deux-roues motorisé, dont on rappellera qu'il roule avec un phare et un feu ? Ce dispositif, qui peut éventuellement aider à être plus visible de côté (point faible des motos et scooters) aura bien du mal à prouver son efficacité en zone urbaine, a fortiori de jour.
Alors que le délégué interministériel à la Sécurité routière, Frédéric Péchenard a reconnu la semaine passée qu'il fallait sans doute remettre en place les panneaux indiquant les radars fixes, peut-on envisager que ce décret soit annulé avant le 1er janvier ? Après tout, depuis le CISR de mai 2011, les changements de cap ont été nombreux : de fluo en juillet 2011, le dispositif passe à rétro-réfléchissant blanc ou gris quelques jours plus tard, avant que des coloris libres ne soient autorisés en août 2011.
Certes, l'objectif annoncé par la Sécurité Routière est louable, mais on aurait préféré qu'il soit clairement dit qu'on voulait seulement obliger les motards à porter des blousons protecteurs, ce qui semble être une bonne intention.
Mais on le sait, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Et l'enfer, ceux qui roulent avec des blousons coqués mais non-réfléchissants risquent bien de le vivre dès janvier à chaque contrôle.

la suite sur Moto Mag : actu, essais moto et scooter, occasions


Mis à jour le 12/11/2012

Quelle couleur faudra-t-il porter ? Doit-on changer son équipement ? Pourquoi seuls les gros cubes semblent concernés ? Voici un état des lieux sur l'obligation de rouler avec un équipement rétro-réfléchissant dès 2013. Bonne nouvelle dans le lot : les allergiques au fluo sont épargnés.
Gilet airbag rétro-réfléchissant sans être fluoLe décret d'application des mesures du CISR, paru hier, a surpris motards, scootéristes ... et équipementiers. En effet, on se doutait que le port d'éléments améliorant la visibilité des deux-roues motorisés (2RM) serait rendu obligatoire, mais la surface annoncée fait beaucoup parler d'elle. Alors que le spectre du gilet jaune est agité par certains et que la visibilité de jour en laisse beaucoup dubitatifs, il nous semble important de faire un point sur cette mesure, et ce qu'elle va impliquer.

Visibilité à moto : Il va falloir réfléchir

L'Arrêté du 3 janvier 2012 relatif aux équipements rétroréfléchissants portés par tous conducteurs ou passagers d’une motocyclette d’une cylindrée supérieure à 125 cm³ ou d’un véhicule de la catégorie L5e d’une puissance supérieure à 15 kW [NOR : IOCS1134710A] est assez clair :
Art. 1er. − Au plus tard le 1er janvier 2013, tous conducteurs ou passagers d'une motocyclette d'une cylindrée supérieure à 125 cm³ ou d'un véhicule de la catégorie L5e d'une puissance supérieure à 15 kW doivent porter un vêtement muni d'un équipement rétroréfléchissant, correspondant soit aux normes françaises ou à d'autres normes garantissant un niveau de sécurité équivalent. Cet équipement, en une seule ou plusieurs parties, doit être d'une surface totale au moins égale à 150 cm². Si cet équipement n'est pas dès l'origine intégré au vêtement, il lui est superposé par tout moyen. L'équipement doit être porté sur le haut du corps, à l'exception du casque, à partir de la ceinture à la ligne des épaules, de manière à être visible des autres usagers de la route.

Fluo : Non obligatoire

Veste moto disposant d'assez de partie rétro-réflechissantes pour 2013Il ne faudra donc pas obligatoirement porter un gilet jaune. L'équipement doit être rétro-réfléchissant (pour la visibilité de nuit), pas fluorescent. Nous avons contacté la Sécurité Routière à ce sujet. Conformément à ce que nous vous annoncions en août 2011, le matériau rétro-réfléchissant ne sera pas forcément jaune fluo ou blanc. Si les normes EN 471 et EN 1150 (correspondant aux gilets jaunes obligatoires la nuit à vélo) constituent un minimum, la norme EN 13356 est recevable.
Or, cette norme est bien plus intéressante pour ceux qui ne souhaitent pas altérer l'esthétique de leur tenue. En effet, elle ne mentionne pas de coloris de base. La fonction rétro-réfléchissante est assurée par un film prismatique, transparent, apposé sur une couleur au choix.

On peut donc tout à fait envisager de trouver des blousons arborant plus de 150 cm² de surface rétro-réfléchissante la nuit, qui restera noire (ou bleu, rouge, etc) la journée. Il en sera donc de même pour les brassards que devront utiliser ceux dont le blouson ou la veste ne disposera pas d'assez de surface.

En magasin : Comment savoir ?

Lors de l'achat, la question va rapidement se poser : comment savoir si le blouson répond aux bonnes spécifications ? les fabricants disposent de quelques mois pour mettre leur gamme actuelle à niveau. Si le blouson dispose d'assez de surface rétro-réfléchissante, le fabricant pourra envoyer aux revendeurs un certificat, à présenter en cas de contrôle. Si non, on trouvera sans doute des brassards rétro-réfléchissants supplémentaires.
Reste à savoir comment vont réagir les fabricants pour les futures gammes, qui devront être vendues dans le monde entier, et pas uniquement en France. Le choix des éléments rétractables, à l'image de ce que propose Ixon, semble pertinent, mais il n'est pas applicable sur tous les types de blousons, notamment ceux en cuir.

Néanmoins, le bien fondé de cette mesure agace nombre de motards, qui précisent fort justement que le port diurne de ces équipements est inutile et qu'il ne serait qu'un moyen de dresser des contraventions faciles. Si on ne peut certifier la seconde partie, il faut reconnaître que la verbalisation (68 € et 2 points en moins) devrait dissuader ceux qui roulent sans blouson, et qui seront donc les premiers contrôlés.
En ce qui concerne la limitation de cylindrée, puisque les 125 cm³ ne sont pas concernés, ce n'est, d'après nos informations, qu'une question de temps. Certains se rappeleront qu'en 1973, quand le port du casque a été rendu obligatoire pour les motos, il fallu attendre 7 ans pour que les cyclos soient concernés. Gageons que les 50 cm³ et 125 cm³ ne devraient pas tarder à "bénéficier" prochainement d'un arrêté identique.


Moto-Net.Com le Journal moto du net SECURITE ROUTIEREParis, 26/04/2013  

Le gilet jaune à moto tente le coup de la panne !



Deux nouvelles propositions ont été examinées par le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) lors de sa dernière séance du 15 avril : uniformiser la taille des plaques d'immatriculation des deux et trois-roues et généraliser la détention - sans obligation de port - d'un gilet haute visibilité à moto et en scooter. 
Concernant le format des plaques, la proposition vise évidemment à traquer les modèles trop petits qui échappent à l'acharnement la vigilance des machines à sous radars automatiques. Le CNSR propose donc d'uniformiser la taille de la plaque pour tous les deux et trois-roues motorisés au "format existant de 210 par 130 mm".
Selon Patrick Jacquot, président de la commission deux-roues du CNSR et de la Mutuelle des Motards, "le gouvernement et le président du CNSR ont voulu une simplification [...]. C'est un enjeu administratif plus que de sécurité routière". D'aucuns diront qu'il s'agit plutôt d'un enjeu "économique"…
Le retour de la vengeance du gilet jaune ?
Enfin, le CNSR s'est de nouveau intéressé à la question du gilet jaune à moto, un dossier épineux que le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a prudemment mis de côté cet hiver suite à la mobilisation des motards et des associations de deux-roues (lire notamment MNC du 27 novembre 2012).
La mesure étudiée s'éloigne toutefois sensiblement des précédentes propositions visant à rendre obligatoire le port d'un équipement rétro-réfléchissants en roulant : le CNSR propose de mettre les usagers deux et trois-roues sur le même pied que les automobilistes, en leur demandant de glisser un gilet jaune sous la selle de leur moto ou dans le coffre de leur scooter pour améliorer leur visibilité en cas de panne.
L'instance de conseil auprès du gouvernement insiste bien sur le fait qu'il ne s'agit pas d'imposer le port du gilet lors des déplacements : "le gilet jaune ne revient pas par la fenêtre après être sorti par la porte, il ne s’agit pas d’imposer son port en roulant", explique Patrick Jacquot en précisant que l'extension aux motards de cette mesure imposée aux automobilistes depuis quatre ans demande encore à être "évaluée".
La FFMC opposée au "Gi-laid"
Bien que cette proposition (dont le non respect coûte actuellement 135 € d'amende aux automobilistes !) n'impose pas le port du gilet en toutes circonstances, la Fédération des motards en colère (FFMC) a d'ores et déjà fait part de son opposition.
Elle a tout d'abord demandé à la Direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR) de lui indiquer "le nombre de décès évités suite à l’application de cette mesure aux automobilistes". Une question à laquelle il est difficile de répondre, puisque les conducteurs à qui le gilet jaune a pu servir ne se font pas nécessairement connaître...
La Fédération attend aussi que la DSCR lui transmettre "le nombre de motards en panne tués chaque année", afin de déterminer l'intérêt de leur imposer la détention d'un gilet jaune. "La FFMC considère toujours que le choix de transporter, et a fortiori de revêtir, des vêtements de haute visibilité doit rester une démarche personnelle, et en aucun cas être soumis à obligation", conclut l'association de défense des motards à propos de cet équipement qu'elle a rebaptisé non sans humour "gi-laid"...
A suivre sur MNC : restez connectés !

Alexandre BARDIN © WWW.MOTO-NET.COM