dimanche 29 avril 2012

Les nouveautés Custom Asiatiques 2012

TAÏWAN : Dinli DL281 et DL282
Dinli DL281 et DL282… Derrière ces appellations aussi alambiquées que peu glamour se cachent deux customs taïwanais mus par le plus gros monocylindre de la production actuelle. Avec 106 mm d'alésage pour 85 mm de course, le moteur Dinli surpasse d'un petit millimètre partout celui de la Suzuki "Big" DR750.
Ce gargantuesque gromono 4-temps double ACT 4 soupapes refroidi par eau est par ailleurs accouplé à une transmission type CVT, similaire à celle d'un maxi scooter. Quant au look, à défaut de déborder d'originalité et d'élégance, les cruisers automatiques Dinli ont au moins le mérite d'éviter l'écueil du plastique chromé à gogo cher aux productions asiatiques. C'est déjà ça... 

Dinli DL282
Dinli DL281

KOREA (corée): Hyosung ST7
source Moto-station

Bon marché, mais pas cheap


Que dire de l'allure de cette ST7 ? Eh bien ce n'est pas si mal, en définitive, avec des proportions plutôt harmonieuses. Un sigle discret remplace l'énorme logo sur le réservoir, comme si la moto avait honte de ses origines. Il n'y a pourtant pas de quoi : la qualité de fabrication ne semble pas moins bonne que sur certains customs japonais réputés plus haut de gamme.
Certes, quelques détails restent démodés, comme les plastiques-toc chromés en abondance, ou le radiateur très présent et encore "mis en valeur" par un jonc chromé. Par contraste, la transmission finale par courroie est bien intégrée et les jantes arborent une finition soignée. Elle a beau être bon marché, la Hyosung ST7 ne fait pas cheap.

Un custom facile et agile

Avec 1 690 mm d'empattement pour 2 470 mm de long, la moto se montre logeable. On pose facilement les pieds au sol dès 1,60 m, mais que les gabarits supérieurs ne se sentiront pas à l'étroit sur la longue et confortable selle. Les commandes sont douces et ajustables. Basse d'assise (675 mm), la ST7 s'aborde sans histoire : on se pose dessus, on tend les bras, on avance les pieds et c'est parti.
Chaussée de pneus de taille raisonnable, elle se manie assez facilement, mais le train avant a légèrement tendance à tomber lors des manoeuvres à basse vitesse. Comme la moto n'est pas très lourde pour un custom (244 kg en ordre de marche) et que le centre de gravité est assez bas, ce n'est pas vraiment pénible. Il faut simplement intégrer ce paramètre lorsque l'on se faufile.
Rapidement, on découvre une moto assez homogène : plus agile que les Yamaha 950 XVS ou 800 VN Kawasaki, sa tenue de cap à vitesse courante est irréprochable et le contre braquage montre une belle précision de direction. Le freinage demanderait à être peaufiné : pas assez puissant sur la fin de course du levier à l'avant et presque trop brutal à l'arrière.



L'agrément est au rendez-vous

Côté moteur, là encore, l'homogénéité est au rendez-vous. La souplesse est correcte, permettant d'évoluer en ville en 3ème sans jouer de l'embrayage à tout va. Les accélérations rappellent les origines sportives de la mécanique. Le moteur délivre une sonorité typée V-twin, une petite touche sportive en plus, grimpant assez vite dans les tours avec des explosions rapprochées. C'est vif et ça tire quand même sur les bras.
Avec un couple annoncé à 5,8 mkg à 7 000 tr/min, la moto ne peine pas pour dépasser à mi-régime, mais on sent clairement que l'on utilise une plage de régime légèrement plus élevée que sur les customs japonais de cylindrée équivalente ou légèrement supérieure. L'agrément de la boîte est correct également, mais le sélecteur offre un débattement un poil important.
Globalement, l'agrément est plus à citer dans les points forts que dans les lacunes de la Hyosung et pour peu que vous appréciiez les bicylindres un poil sportifs de tempérament, la mécanique de la ST7 peut vous convenir. Certes, la sonorité est moins travaillée que chez les Japonais, mais la Hyosung présente également peu de vibrations et chauffe peu en ville à l'arrêt. Un atout appréciable l'été.

Plutôt polyvalente, cette ST7

Au gré des montées de rapports, je me laisse amadouer par les envolées lyriques des échappements. J'en profite alors pour cesser d'esquiver les nids de poule qui émaillent la chaussée de la campagne bourguignonne. Malgré des débattements réduits, la ST7 digère assez bien les chocs, ondulant même de trop après avoir affronté une saignée. Mais le confort est sauf.
On imagine finalement très bien enrouler de la borne kilométrique au guidon de cette Hyosung : un pare-brise, des valises, et le tour de France ne sera pas une corvée. S'il pleut, il faudra toutefois prendre garde aux pneumatiques, les enveloppes Shinko n'ayant pas la réputation de drainer l'eau avec efficacité.

Bilan : Un custom neuf au prix de l'occase

La Hyosung ST7 est une bonne moto, facile, docile, mais pas triste pour autant. OK, son couple ne dépave pas les rues, mais ce n'est qu'une moyenne cylindrée après tout et la concurrence ne propose pas un caractère plus marqué. Sans réel mode d'emploi, elle peut être confiée à de jeunes motard(e)s, sans appréhension. Polyvalente, elle jouera de bon coeur les utilitaires en semaine et vous emmènera en balade le week-end.
Ces services ont un prix : 5 990 €. A ce tarif, la ST7 se retrouve fatalement en concurrence avec le marché de l'occasion et il suffit de surfer 5 minutes sur "the good corner" pour s'en convaincre. Reste que la SIMA annonce mettre en place un excellent SAV pour rassurer sa clientèle vis à vis de ces motos méconnues. A méditer.
Par Christophe Le Mao
moto-station.com

Pratique

Prix : 5 990 €
Disponibilité : Immédiate
Coloris : Noir, rouge
Garantie : Deux ans, pièces et main d'oeuvre, kilométrage illimité 

Moteur

Le moteur de la Hyosung ST 7 est une évolution du bicylindre des GT et GV 650. Il s'agit d'un bicylindre en V 4-temps refroidi par eau, point sur lequel les cylindres pratiquement dénués d'ailettes et le large radiateur ne laissent planer aucun doute. Les entrailles sont modernes avec des culasses double ACT et 4 soupapes par cylindre.
La ST 7, moins puissante de près de 20 chevaux que l'Aquila, est dotée d'arbres à came moins sportifs avec une levée moins importante, et présente un taux de compression abaissé. Hyosung a retravaillé le vilebrequin et cédé aux sirènes de la transmission finale par courroie. Le but étant de donner un caractère moteur plus rond à mi régime.
De fait, même s'il reste alerte pour un moteur de custom, le bloc ST7 accepte autrement mieux les mi-régimes que le bloc de la GT 650, dont la plage d'agrément dépasse souvent les 5 500 tr/min. Les valeurs de puissance et de couple de la ST7 sont conformes à l'esprit paisible de la machine : 62 chevaux à 8 000 tr/min pour un couple de 5,8 mkg à 7 500 tr/min.

Partie-cycle

La partie-cycle de la Hyosung ST7 est pour le moins classique. Le cadre double berceau en acier présente une partie démontable pour permettre la dépose du moteur sans souci. La fourche classique de 41 mm est dépourvue de réglage tandis que la paire d'amortisseurs est réglable en précontrainte. Les jantes en alliage font preuve d'un joli travail d'usinage. Le freinage à deux disques remplit son rôle, avec une puissance et un dosage à peaufiner toutefois.

Qualité Fabrication


La peinture de la ST7 est assez soignée, tout comme la visserie. La transmission par courroie est cachée derrière un imposant carter plastique chromé. De façon générale, les plastiques clinquants sont d'ailleurs très abondants, ce qui n'est plus dans l'air du temps. Les commodos disposent des warnings, de l'appel de phare, mais sont assez bas de gamme. Le bouchon de réservoir ferme à clé. La selle ne dissimule aucun rangement, mais c'est rarement le cas dans la catégorie. Le tableau de bord est complet et lisible, avec une jauge à essence à barrettes et une horloge.


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