vendredi 24 juin 2011

Kawasaki VN 900 Custom le coté obscur du Vulcan

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Si Harley-Davidson reste la référence absolue, les Japonais ne sont pas en reste en termes de customs. Mais, faute d'une grande originalité, leurs productions connaissent généralement un accueil mitigé de la part d'un public exigeant. Avec sa nouvelle VN 900 Custom, Kawasaki fait preuve d'audace en tentant une incursion dans le côté obscur du cruiser. La recette du succès ?
... On aurait pu s'attendre à un comportement particulier, avec cette jante avant de 21 pouces ultra étroite associée à pneu arrière "ballon" en 15x180. Finalement, l'ensemble se montre bien plus cohérent que prévu. La moto tombe légèrement à basse vitesse, mais se pilote normalement et prend de l'angle de façon progressive et prévisible. Certes, la Honda VT 750 S se montre plus intuitive encore, mais la VN 900 Custom s'accommode sans rechigner de tous les virages...
Lors du dernier salon de Cologne 2010, aux côtés des Z750 R, ZX-10 R et autres W 800, Kawasaki présentait une version "dark" de sa VN900, dont la commercialisation française nous était rapidement confirmée par un responsable de la marque d'Akashi. Plusieurs mois plus tard, nous voici aux commandes de ce "dark custom" sauce wasabi. Le grand méchant look suffira-t-il à charmer le sombre biker qui sommeille en chacun de nous ?

Bien que certains modèles - comme la Honda Magna ou la Yamaha Warrior - aient su imposer leur propre personnalité, les customs "prêts à rouler" venus du Japon se contentent trop souvent de reproduire les codes imposés par la référence Harley-Davidson. Cette année, sans verser dans l'exubérance d'une Honda Fury, Kawasaki ose sortir du carcan chromé du genre et présente une VN 900 Custom... qui louche ouvertement du côté des Dark Customs de Milwaukee.
Côté look, on a donc droit à une peinture noir mat très agressive, une ligne basse et allongée, une roue avant de 21 pouces aux bâtons fins, une abondance de laque noire sur la mécanique et un liseré rouge courant le long de la moto... Rien de bien révolutionnaire, donc, mais cette déclinaison Custom a le mérite de dépoussiérer une VN900 esthétiquement timide et techniquement éprouvée. Allons voir si le ramage vaut le plumage...
Longue comme un jour sans bière (2 405 mm), la VN 900 Custom intègre également le cercle des customs les plus bas de selle avec tout juste 685 mm. De ce point de vue, elle semblerait convenir aux petits gabarits, mais sa mécanique encombrante - cylindrée oblige - les cuisses à l'arrêt.
Par ailleurs, les commandes avancées nécessitent un minimum de longueur de jambe et le guidon wishbone extra-large étire sensiblement les bras. La position est donc assez typée, et il ne faut mesurer au moins1,65 m pour se sentir réellement à l'aise sur la Kawasaki.


HARLEY- DAVIDSON 2012/2013 "les nouveautés" (+ Mise à jour régulière )

Tout ce que vous voulez savoir est ici et une surprise à la fin des articles......tout en bas !!!!!

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Des rumeurs persistantes, émanant de plusieurs forums Harley-Davidson américains - généralement fort bien informés - font état de l'arrivée prochaine d'un nouveau membre dans la famille Dyna : le Switchback.
Selon toute vraisemblance, il s'agirait d'une Dyna Glide Custom ou d'une Wide Glide équipée de valises et d'un pare-brise type Softail Convertible et - surtout - du bicylindre de 1 688 cm3 introduit sur les Touring en 2011.
Si ce "bruit de couloir" venait à se concrétiser, il s'agirait d'une très bonne nouvelle pour les nombreux amateurs de Touring "léger" qui regrettent la disparition prématurée de l'excellente Super Glide T-Sport.

Un V-Rod "anniversaire" et 103 ci pour les Softail

Par ailleurs, les forums américains parlent beaucoup d'un Night Rod Special Anniversary, célébrant - comme son nom l'indique - les 10 ans de la première "Harley liquide". On peut donc s'attendre à quelque chose d'aussi spectaculaire qu'un retour à l'aluminium anodisé des débuts, une paire d'emblèmes commémoratifs et quelques pièces tirées du catalogue P&A... mais personne n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise !
Enfin, il semblerait que le Twin Cam 103 soit étendu aux Softail - le Dyna wFat Bob pourrait lui-aussi en profiter - en espérant qu'à l'occasion, cette famille abandonnera ses balanciers d'équilibrage castrateurs.
Pour vérifier tout cela, il faudra patienter jusqu'au Dealer's Meeting, en juillet prochain
Harley-Davidson Dyna Switchback 
Texte et photomontage Alex Guichard

Harley-Davidson : Un Twin Cam à refroidissement liquide en 2013 ?

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On en parlait depuis longtemps, mais un brevet déposé par Harley-Davidson en novembre 2009 - et publié le 19 mai 2011 - indique que Milwaukee travaille sur un nouveau moteur à refroidissement liquide. A priori dérivé de l'actuel Twin Cam celui-ci dissimule son "hérésie" derrière des cylindres généreusement ailetés et camoufle ses deux radiateurs dans les coquilles de pare-jambes des Touring (Electra et Road Glide).
On peut donc penser que les Dyna, Softail et Sportster resteront pour un temps fidèles au refroidissement par air. On sait par ailleurs que le légendaire Big Twin à air sera encore de mise en 2012 - les motorisations sont déjà validées par les autorités américaines - le durcissement des normes de pollutions EPA pour les moteurs de plus de 1 200 cm3 pourrait bien sonner son glas. 2013, la fin des dinosaures ? 


Présentation de la FLTRX 2012 Road Glide Custom



Mis à jour 27 JUIN 2012

News moto 2013 : Gamme Harley-Davidson, les premières infos
Comme chaque année, un document officiel de la commission de régulation de l'air californienne lève le voile sur une bonne partie de la gamme Harley-Davidson 2013. Tout d'abord, 110ème anniversaire de la marque oblige, on verra apparaître pas moins de neuf modèles commémoratifs : Sportster 1200 Custom, Dyna Super Glide Custom, Fat Boy Lo, Heritage Softail Classic, Road King, Electra Glide Ultra Limited, CVO Road King, CVO Road Glide Custom et CVO Ultra Classic Electra Glide. Il faut donc s'attendre - comme tous les 5 ans - à voir les showrooms se remplir de motos aux peintures exclusives et badgés Anniversary Edition.
Plus intéressant, on découvre les noms de deux nouveaux modèles. Le CVO Softail Convertible est remplacé au catalogue 2013 par un énigmatique CVO Softail Breakout (évasion) doté du Twin Cam 110 tandis qu'un non moins mystérieux Street Bob NGP - que l'on sait équipé du Twin Cam A 103 de la Dyna Switchback - fait son apparition dans le catalogue "général". Le Street Bob standard, motorisé par le Twin Cam 96 reste au catalogue. Par ailleurs, le Road King bénéficie des attentions du département Custom Vehicle Operations
Enfin, les fans de Dark Custom verseront une petite larme en découvrant la disparition du Nighster. Mais comme le 883 Iron est le seul membre de la famille Sportster à se voir gratifié d'une boîte 6 vitesses (ce qui serait pour le moins étonnant sur ce modèle d'entrée de gamme) on peut encore espérer qu'il s'agit d'une simple ommission. Mais ça, il faudra attendre fin juillet pour en être sûr... 






Essai Harley-Davidson Softail Slim : Bad ass bobber
Premier essai

Si vous rêviez d'une moto d'égoïste pour sillonner la 66 en été, avec le Softail Slim vous avez trouvé celle qu'il vous faut. Mais si vous n'envisagez pas de recourir à un préparateur apte à le transformer en pur-sang, le dernier né des Big Twins Harley-Davidson n'est pas l'outil adapté à la grosse éclate sur routes tortueuses. Quoi que… ces Harley-Davidson ne sont vraiment pas des motos comme les autres ! Les aficionados vous le diront : il faut les aimer, leur parler, les comprendre avant de les adopter. Oublier la vitesse, les frissons d'une conduite audacieuse et risquée pour ne retenir que les impressions distillées au rythme d'une tortue.
Harley-Davidson Softail Slim : Harley-Davidson Softail Slim : Bad ass bobber

Toute une philiospohie...

Justement ce matin, la tortue sort la tête de sa carapace. Le soleil brille sur Marseille, où nous attend la nouveauté 2012. Présentée au réseau à l'été 2011 et commercialisée en avril 2012 le Slim - terme que l'on peut traduire par mince ou tronqué - est un Softail dénué d'artifice, évoquant le Middle West des années 50, où l'on tentait de tromper l'ennui chaque samedi soir à grand renfort de runs sauvages. En noir mat, qui lui va si bien, c'est une moto de mauvais garçon, avec ses gros pneus ballon, sa position rasante et sa selle monoplace. Avec ses gênes de Fat Boy, c'est un bobber moderne dont la suspension planquée sous le moteur laisse croire à un cadre rigide.
Large guidon Hollywood, large réservoir, marchepieds avancés : la position tient de l'appareil de fitness, mais on s'y fait assez vite. Le transpondeur en poche, il suffit de tourner l'interrupteur au centre du réservoir et d'appuyer sur le démarreur pour lancer le big block de 1 688 cm3. En ville, les remontées de files réclament de la circonspection : mieux vaut partir sans tarder à la découverte des routes provençales. Sous son allure rustique, le Softail Slim dissimule une moto hi-tech, équipée d'un ABS on ne peut plus discret et de l'injection ESPFI.
Si l'assise extrêmement basse (650 mm) n'aide pas aux manœuvres, le poids conséquent de l'engin se fait peu sentir en roulant. Et une fois assimilée la position typée, cette Harley-Davidson glisse sur le bitume dans un surprenant silence. L'équilibre de sa partie cycle fait mouche. Quant à son gros moteur, souple et progressif, il n'a plus rien du marteau-piqueur d'antan. Transmettant ses 13,2 daN.m de couple à seulement 3 250 tr/min par une courroie, c'est à peine s'il grommelle en repartant à 2 000 tr/min. En l'absence de bande sonore conséquente, ces bonnes manières se paient par un caractère lissé à la spatule.
Harley-Davidson Softail Slim : Harley-Davidson Softail Slim : Bad ass bobber

Garde au sol et gare à vous

Un peu plus de voix et un poil moins de civisme ne déplairaient pourtant pas aux amateurs d'émotions, qui devront se rabattre sur le frottement des marchepieds pour obtenir leur dose d'adrénaline. Et là, c'est la montée assurée à la moindre occasion. Un peu d'angle à gauche et crrrr, un peu d'angle à droite, crrrr, crrrr, crrrr ! Plus que tout autre Harley, le Slim frotte, le Slim racle. Heureusement que les platines se replient ! Dommage, car le Softail se montre rigoureux et son balancement est facilité par un pneu arrière moins large que la moyenne (144 mm).
C'en est presque amusant, tant que le support (fixe pour sa part) des marchepieds ne vient pas à son tour tutoyer le bitume. La trajectoire s'élargit alors irrémédiablement. On en vient à penser que cet appui conséquent pourrait, au point limite zéro, faire monter l'équipage au ciel. Inutile de préciser que les concepteurs n'ont jamais imaginé qu'une route pouvait tourner ! A quoi bon, dans les plaines américaines ? Ce crissement de cigales métalliques en tête, nous poursuivons notre voie désormais rectiligne, avec pour viseur le gros phare obus.
Harley-Davidson Softail Slim : Harley-Davidson Softail Slim : Bad ass bobber

Des honneurs, mais pas que...

L'ABS, s'il ne semble pas indispensable sur un custom, est toujours bienvenu. Conjugué à l'impressionnant frein moteur, le freinage assuré par deux simples disques se montre satisfaisant, mais jamais très violent. Inutile d'insister plus sur la pédale de droite, à moins de ne vouloir à tout prix déclencher l'anti-blocage. Les suspensions remplissent également leur rôle sans nuire au comportement général.
Le faible débattement de l'amortisseur qui travaille à plat oblige en revanche à se méfier des saignées. Le style a ses travers que la perfection ignore ! Allez, un dernier reproche, qui n'en sera pas un pour les pilotes de taille moyenne. Mais que penseront les grands (plus de 1,75 m) en voulant étendre leurs bras jambes lorsqu'ils se retrouveront avec les fesses sur le bourrelet de selle ou même le garde-boue ? Réponse bientôt dans le Maxitest Moto-Station...
Harley-Davidson Softail Slim : Harley-Davidson Softail Slim : Bad ass bobber

Bilan : A réserver aux bikers

Certes, le Softail Slim n'est pas une grande routière, ni vraiment un poids plume, pas plus une machine de débutant, de BCBG ou de motarde en fleur. C'est une moto d'homme, une base radicale, brute et dépouillée s'articulant autour d'un moteur statutaire, un peu trop assagi mais prêt à prendre du service pour peu qu'on lui en redonne le goût. Pour l'assumer, il faudra débourser au moins 19 190 € et apprendre à l'aimer. Mais nul doute que les amateurs à même à débourser une telle somme auront débuté leur histoire d'amour avec la marque et ce type de moto bien avant d'en recevoir le transpondeur…
Par Philippe Chanin, photos Lionel Beylot (Moto-station.com)
PlusMoins
  • facilité de conduite
  • élasticité et couple du V-twin
  • look ravageur
  • ABS
  • garde au sol ridicule
  • selle monoplace courte
  • sensations moteur filtrées
Lire la suite de l'essai Harley Davidson Softail Slim sur Moto-station

HEADBANGER : la Haute Couture Italienne.

Hollister White EditionHollister Black EditionHollister Raw Metal EditionFoxy BobberGypsy SoulGypsy Bobber ShovelheadHigh Flyin',Woodstock Boogie,Summertime
(en cliquant sur les modéles, vous les retrouverez sur le site 
HEADBANGERMOTORCYCLES)




Headbanger Hollister


Alors que son nom pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un énième préparateur américain cherchant à surfer sur la nouvelle vague custom européenne, Headbanger nous vient d'Italie et tente de proposer le meilleur de l'Amérique pour la mécanique combiné au sens inné du style qui fait la force des motos transalpines. Un mariage qui promet d'être fécond à en juger par les qualités de son premier rejeton tendance bobber, la Hollister.
Comme à l'accoutumé, avant de vous faire profiter de ses bonnes vibrations, la Hollister s'en prend d'abord à votre nerf optique. Même si Headbanger cherche à mettre en avant un retour à l'esprit de "Easy Rider", son custom colle en réalité à la grosse mode du moment, celle du bobber : le retour au source façon 21ème siècle, épuré, fort en arôme mais pensé pour rouler pas pour vous faire le "coup de la panne".
Belle gueule 
Alors que ses concurrents US cèdent souvent à l'appel du vrai cadre rigide, Headbanger a choisi d'en conserver la ligne typiquement "old school" tout en ménageant un minimum vos vertèbres grâce à un suspension de type "Softail". Les amortisseurs sont implantés sous la boîte de vitesse, à l'horizontale et sont de ce fait invisibles. D'une manière générale, rien en dépasse : les câbles des commandes passent l'intérieur du guidon, les circuit électrique se fait discret. Même le cadre fait l'impasse sur les ergots et pattes de fixations superflus. Ses tubes d'aciers soudés avec soin semblent relier directement la colonne de direction à l'axe de la roue arrière comme pour servir d'écrin à la cathédrale mécanique qui anime la Hollister. Le bicylindre développé par la Rev-Tech reprend peu ou prou la même technologie que celle que nous connaissons sur les moteurs Harley-Davidson "Twin Cam" : angle des cylindres fermé à 45°, culasse à deux soupapes actionnées par des culbuteurs dont les tiges courent sur le flanc droit des cylindres et bien sûr, le refroidissement par air suffisamment efficace pour éliminer les calories dégagées à chaque va et vient des gros pistons de ce 1 450 cm3.

La boîte manuelle à 5 rapports est également signée Rev-Tech. Un modèle à 6 vitesses, spécialité de cette marque américaine, est proposée en option mais le couple disponible dès le régime de ralenti convient très bien à l'équipement d'entrée de gamme. Dans les deux cas, la transmission est assurée par une large courroie crantée marquée du logo à tête de mort de Headbanger. Et oui, la marque italienne a choisi de laisser l'habituel carter en alliage sur l'étagère pour dégager une vue imprenable sur les poulies et la bande de caoutchouc ultra-renforcée qui les relies. Même en selle, vous ne perdez rien de ce qui se trame sous vos mollets grâce à la protection en plexiglas. A la fois ludique et bien pensé, ce parti pris technique participe à la saveur artisanale de la Hollister.